Réglementation

DPE 2026 : votre logement électrique vient de gagner une classe

Depuis le 1er janvier 2026, le mode de calcul du diagnostic de performance énergétique a changé pour l'électricité. Des centaines de milliers de logements ont gagné une classe, sans le moindre travaux. Le vôtre en fait peut-être partie.

19 septembre 2026 3 min de lecture Mélissa Radjouh

C'est une modification technique qui n'a pas fait grand bruit, et pourtant elle change concrètement la valeur de vente de nombreux logements du secteur. Si vous êtes chauffé à l'électrique et que votre DPE date d'avant 2026, lisez ce qui suit avant de mettre en vente.

Ce qui a changé au 1er janvier 2026

Le DPE ne mesure pas directement l'électricité consommée : il la convertit en « énergie primaire », pour tenir compte de ce qu'il a fallu produire et acheminer. Cette conversion se fait avec un coefficient.

Jusqu'en 2025, ce coefficient était de 2,3. Depuis le 1er janvier 2026, il est passé à 1,9, pour refléter la réalité du mix électrique français, largement décarboné.

Le résultat est mécanique : à consommation strictement identique, un logement chauffé à l'électrique affiche une consommation en énergie primaire plus basse. Beaucoup de logements gagnent ainsi une classe entière, sans avoir touché à quoi que ce soit.

Concrètement

Un appartement classé E avant la réforme peut ressortir en D aujourd'hui. Un D peut passer en C. Même bien, mêmes radiateurs, mêmes factures — étiquette différente.

Pourquoi ça compte pour votre vente

Le seuil de la location

C'est l'enjeu principal. Les logements les plus énergivores sont progressivement interdits à la location, classe par classe. Un bien qui bascule du mauvais côté de ce seuil perd d'un coup toute une catégorie d'acquéreurs : les investisseurs.

Inversement, un logement qui repasse au-dessus du seuil grâce à la réforme redevient vendable à un investisseur locatif. Sur le bassin genevois, où la demande locative est très forte, cela élargit nettement le nombre d'acheteurs potentiels.

La décote à la négociation

Une étiquette dégradée est devenue l'argument de négociation numéro un des acquéreurs. Arriver avec un D plutôt qu'un E vous évite une discussion que vous n'avez aucune raison de subir, puisque l'ancienne étiquette ne reflète plus la règle en vigueur.

La perception de l'annonce

L'étiquette apparaît sur toutes les annonces en ligne. Beaucoup d'acquéreurs filtrent directement leur recherche dessus. Une lettre de mieux, c'est apparaître dans des recherches dont vous étiez exclu.

Faut-il refaire votre DPE ?

Les DPE réalisés avant la réforme restent valables jusqu'à leur date d'expiration — vous n'avez aucune obligation de le refaire. Mais si votre logement est chauffé à l'électrique, vous avez probablement intérêt à le faire.

Le raisonnement est simple : un diagnostic coûte généralement entre 120 et 250 €. Si la nouvelle étiquette vous évite une négociation de plusieurs milliers d'euros ou vous rouvre le marché des investisseurs, le calcul est vite fait.

Refaire le DPE est pertinent si :

Ce n'est pas utile si : vous êtes au gaz, au fioul ou au bois — la réforme ne vous concerne pas. Ni si vous êtes déjà en A ou B.

Un réflexe avant de mettre en vente

Faites le point sur votre DPE avant de publier l'annonce, pas après. Une fois le bien en ligne avec l'ancienne étiquette, la modifier en cours de commercialisation soulève des questions chez les acquéreurs — alors que la démarche est parfaitement légitime.

Une question sur votre situation ?

Premier échange et estimation toujours gratuits, sans engagement.

07 62 19 60 17

Cet article présente des informations générales et ne constitue ni un conseil juridique ni un conseil fiscal. Pour votre situation personnelle, rapprochez-vous de votre notaire ou d'un avocat.

À lire aussi

Vendre un bien en indivision bloquée : ce n'est pas une fatalitéDossiers complexes Vendre son bien dans le bassin genevois quand les acheteurs travaillent en SuisseFrontaliers Litige de bornage sur un terrain agricole : comment la vente se fait quand mêmeDossiers complexes